La Capoeira, lutte dansée des esclaves brésiliens

La capoeira, vous en avez surement déjà entendu parler, mais difficile de la définir. Est-ce une danse ou un art martial ? Où puise t-elle ses origines ? Découvrez l’histoire fascinante qui se cache derrière elle, et qui nous fait voyager jusqu’au Brésil. 

Capoeira

Après notre tête-à-tête avec un djembefola, les rythmes des percussions africaines nous ont mené vers la capoeira, une discipline d’origine afro-brésilienne datant de plusieurs siècles. Notre rencontre avec Mestre Chicote, à la tête du groupe Cordaõ de Ouro à Paris, nous a permis d’en capter l’essence.

La genèse de la capoeira ? Une rébellion contre la société esclavagiste

Cette discipline est née en 1500 au Brésil, date qui marque aussi la découverte de ce pays. À l’époque, les esclaves noirs, capturés en Afrique, sont acculés à l’exploitation agricole des nouvelles terres. Mais très vite, ils commencent à se rebeller grâce à la capoeira : « C’est la danse du combat. La danse pour cacher la force du combat qu’il y a dans la capoeira », nous a confié maître ChicoteLes premiers capoeiristes s’entrainaient ainsi à lutter en masquant leur art martial sous l’apparence d’un jeu, pratiqué en duo.

Aujourd’hui ? La capoeira comme vecteur de lien social

Ce qui nous a frappé en assistant  au cours de Mestre Chicote, c’est avant tout l’ambiance qui y règne. Les capoeiristes forment une véritable famille. L’histoire de la capoeira les rassemble. Dans son cours, on parle portugais. La plupart des capoeiristes apprennent cette langue pour comprendre le nom des pas qu’ils pratiquent. Ici, chacun trouve facilement sa place. Des surnoms sont donnés à tous les danseurs de la troupe. Ils sont attribués en fonction d’un trait de caractère ou d’un trait physique. On retrouve par exemple « Cabeça de ovo », qui signifie « tête d’oeuf » en portugais ou encore « Dengosa », désignant « une personne qui aime à recevoir de l’affection ».

Finalement, on ne vient pas seulement à la capoeira – sport très difficile à pratiquer – que pour se dépenser, mais également pour y trouver la sincérité des rapports humains. Maître Chicote pratique cette lutte dansée depuis 28 ans. Il nous a confié avoir commencé à l’âge de neuf ans, et n’avoir jamais pu s’en défaire. Elle lui apporte « l’amitié, la vraie ». Il est vrai que les liens qui unissent les membres de la troupe sont surprenamment forts. Le danseur Gafanhoto – « la sauterelle » – nous a expliqué qu’ils se retrouvent souvent autour d’une Caipirinha pour faire la fête tous ensemble. Il existe même une solidarité entre tous les capoeiristes du monde, puisqu’un véritable réseau de couchsurfing s’est tissé entre eux.

Article originel à retrouver ici. Publication datant du 26 janvier 2014.

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